Perfectionnisme : 5 étapes pour mieux le gérer

*** Ce texte est la suite de celui-ci : Le perfectionnisme est un poison  *** 

Les attitudes et les comportements perfectionnistes ne se modifient pas toujours facilement. Par contre, je crois sincèrement que certaines réflexions et certaines actions peuvent nous aider à le faire. Le perfectionnisme n’est pas une fatalité; il est possible de s’en défaire (j’en suis la preuve vivante!).

5 étapes pour mieux gérer notre perfectionnisme 

1- Prendre conscience de notre perfectionnisme

C’est le point de départ de toute action sur nous-mêmes et plus globalement, sur notre vie. Si nous n’avons pas pleinement conscience que nous sommes perfectionnistes, alors notre attitude et notre comportement nous sembleront « normaux ». Il ne suffit pas que les autres nous le disent, il faut vraiment s’en apercevoir par nous-mêmes (introspection).

Notre entourage peut nous apporter un éclairage différent, mais si nous n’en sommes pas persuadés, rien ne pourra changer. Nous devons, par nous-mêmes, prendre conscience des effets négatifs de notre perfectionnisme et de la souffrance que cette habitude peut nous causer ainsi qu’aux gens qui nous entourent (voir Le perfectionnisme est un poison).

2- Établir nos priorités

Sans priorités claires, le perfectionnisme peut revenir insidieusement (facile de retomber dans ses vieilles chaussures). Par contre, en ayant défini un objectif acceptable et en deçà de notre exigence habituelle, nous pouvons maintenant fixer des priorités pour atteindre cet objectif sans pour autant laisser le champ libre à notre perfectionnisme (on lui barre la route, paf!).

Les priorités posent des frontières et nous indiquent clairement ce sur quoi nous pouvons travailler et ce que nous devons ignorer. Afin de répartir notre temps de manière plus profitable, dressons la liste des choses que nous avons à faire et établissons un ordre de priorités clair.

Une tâche jugée moins importante ne devrait pas être exécutée en premier et ne devrait pas prendre plus de temps qu’une autre jugée prioritaire. Suivons cet ordre et assurons-nous de bien doser nos efforts.

3- Se fixer des objectifs réalistes et demeurer flexible

La personne perfectionniste poursuit des objectifs irréalistes et refuse d’y déroger. Cette poursuite est génératrice d’anxiété (cette fichue anxiété, je sais) et nous amène constamment à reporter nos tâches à plus tard.

Je vous invite alors à réviser et à modifier vos objectifs afin de les rendre accessibles. Plutôt que d’exiger de nous-mêmes de rédiger la version finale d’un travail dès le départ (quelle pression), accordons-nous le droit et le temps de rédiger un… ou deux brouillons en cours de route.

La personne qui poursuit des objectifs atteignables et qui ajuste ses propres exigences en fonction des circonstances, cumulera des gains, gagnera davantage confiance en elle et verra sa motivation augmenter.

Donc, plus nous nous fixerons des objectifs modérés, plus notre rendement et notre satisfaction augmenteront (c’est magique!).

4- Ne pas se comparer aux autres

Débarrassons-nous de cette mauvaise habitude, car la seule personne à qui nous devrions nous comparer, c’est nous! Ne vous attendez pas à être la meilleure personne dans tout et cessez d’être en compétition avec le monde entier (c’est si épuisant!).

Le meilleur de notre talent n’atteint peut-être pas la perfection, mais croyez-moi, c’est très bien ainsi.

5- Penser aux autres 

Les autres peuvent être d’excellents signaux d’alarme à notre fâcheuse tendance, en nous faisant réaliser le désagrément ou la peine que cela peut leur causer. Qu’il s’agisse de notre compagnon ou compagne de vie, de nos enfants, de nos amis ou collègues, c’est en pensant au bien-être de ces gens que nous aurons cette force supplémentaire et cet objectif complémentaire pour maîtriser notre perfectionnisme.

Par mon expérience personnelle, je peux vous affirmer qu’en appliquant du mieux possible les outils proposés, vous en viendrez à bout et vous ne vous en porterez que mieux par la suite et pour le reste de votre vie (je vous le souhaite!).

En conclusion, comme je le mentionne souvent à mon entourage et parfois même à ma clientèle:

 « si vous souhaitez un changement, vous devez commencer par vous et non par les autres autour de vous. » 

 

 

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