La colite ulcéreuse : Maladie inflammatoire de l’intestin à ne pas banaliser

Pour ceux qui m’ont lu, mes premiers articles ont tourné autour de l’employabilité. Dans ce présent billet, je vous amènerai totalement ailleurs, plus précisément dans mon quotidien avec une maladie chronique, la colite ulcéreuse, avec laquelle je vis depuis dix ans.

Mais qu’est-ce que c’est, la colite ulcéreuse ?

C’est une maladie inflammatoire de l’intestin qui cause des inflammations et des lésions dans la paroi du rectum et du gros intestin (côlon). D’après les chercheurs, il s’agirait d’une mauvaise réponse du système immunitaire qui croit être attaqué et qui répond en envoyant des anticorps qui ne devraient pas être là et qui causent les effets de la maladie.

Pas très attirant vous me direz! Effectivement, ce n’est pas toujours facile de présenter cette maladie aux gens qui ne la connaissent pas, car il faut aborder des sujets qu’habituellement on évite en société tels que la diarrhée, le sang dans les selles, les crampes abdominales, les gaz, les colonoscopies et j’en passe.

Elle est aussi difficile à expliquer et à comprendre, car elle n’est pas visible. Habituellement, les gens la minimisent et me répondent :

 – Oh c’est juste comme une grosse gastro! 

– T’es sûr que t’exagères pas un peu ? 

– C’est juste des crampes, tout le monde en a! 

– Je pense qu’elle veut de l’attention! 

– Tout le monde a la diarrhée de temps en temps, c’est rien de grave! 

Eh bien laissez-moi vous dire que ces commentaires sont totalement faux! Cette maladie existe réellement et bien qu’elle soit présente à différentes forces chez les gens en souffrant, elle peut, en plus des symptômes de base, handicaper quelqu’un dans sa vie de tous les jours. En période de crise par exemple, j’ai déjà dû me rendre plus de vingt fois aux toilettes dans une même journée! Lorsque j’étais en congé, cela pouvait aller. C’est une fois au travail ou à l’école que ça devenait plus compliqué de quitter lorsque le professeur présentait son cours ou lorsque je ne pouvais pas finir une transaction avec un client. J’ai eu la chance que la plupart de mes employeurs et professeurs soient compréhensifs. Par contre, certains ne l’étaient pas et me servaient les commentaires que je vous ai partagés plus haut.

J’ai aussi la chance que ma famille, mes amis et mon amoureux soient compréhensifs et prennent soin de moi. Mais je sais que ce n’est pas tout le monde qui a cette chance-là et c’est en partie la raison pour laquelle j’écris cet article. Je veux conscientiser les proches des gens souffrant de la colite ulcéreuse et qui malheureusement, ne prennent pas assez au sérieux cette maladie. En même temps, je dis ça, mais je dois vous avouer que moi aussi je l’ai déjà prise à la légère.

Lorsque j’ai été diagnostiqué à 18 ans, c’était le dernier de mes soucis! « C’est juste de la diarrhée et des crampes et de toute façon ça va me faire maigrir! C’est donc pendant environ 3 ans que je n’ai pas du tout fait attention. Je mangeais ce que je voulais, je buvais, je sortais tard et j’oubliais mes médicaments tout le temps. Jusqu’au jour où mon médecin spécialiste m’a regardé droit dans les yeux et m’a sérieusement indiqué :

« Si tu continues comme ça, la prochaine étape ce n’est pas les autres médicaments. Je t’enlève l’intestin! »

Un choc vous direz ? J’ai tellement pleuré! À cet instant-là, j’ai décidé de me prendre en main. Je suis loin d’être la parfaite patiente et je fais des écarts de temps en temps, mais j’ai toujours mon intestin et j’ai appris à écouter mon corps avec les années.

Bien que chaque maladie et chaque personne soient uniques, voici donc quelques trucs que j’ai développés ou expérimentés avec les années et qui fonctionnent bien pour moi.

1 –  Ne pas tenter de tout contrôler

Je suis très loin de pouvoir donner des leçons, cependant, je tente de lâcher prise depuis quelques années à propos de situations ou de personnes sur lesquelles je n’ai aucun pouvoir et qui me prennent trop d’énergie.

Ma dernière crise pour laquelle j’ai été hospitalisé remonte à bientôt quatre ans. À ce moment-là, j’étais en «couple» avec un gars qui ne me respectait pas, ne croyait pas en ma maladie et surtout avec lequel je n’étais pas authentique par peur qu’il me laisse. Ce fameux jour est tout de même arrivé : le lendemain de ma sortie de l’hôpital, il me laissait. J’étais dévastée! Cependant, à peine quelques jours après, j’allais mieux. Mais n’ayant pas compris ma leçon, je suis retournée avec lui quelques mois jusqu’à ce que je décide de le couper de ma vie. Eh bien, croyez-le ou non, quelques heures après lui avoir dit que je ne voulais plus de lui dans ma vie, ma crise s’est totalement résorbée et depuis, mon état est stable. Je ne pense pas que ce soit un miracle, mais je pense sincèrement que lorsqu’on se choisit soi-même et qu’on essaie le plus possible d’être stable émotionnellement, notre corps nous le rend bien.

2 –  Connaître ses aliments alliés

La colite ulcéreuse ne vient malheureusement pas avec un régime préétabli. Chaque personne doit procéder à des essais-erreurs afin d’éliminer les aliments qui peuvent activer la maladie. Pour ma part, on oublie les poivrons, le café et tout ce qui pique! Certains aliments cependant ne sont pas conseillés en période de crise tels que ceux contenant beaucoup de fibres ainsi que les produits laitiers et les aliments transformés. Je me réfère souvent au site Passeport Santé – Maladie de Crohn et colite ulcéreuse : diète spéciale  pour m’aider dans mes choix alimentaires.

3 –  Le Bio-K ( et autres probiotiques )

Cette petite trouvaille m’a permis plus d’une fois d’enrayer une petite crise qui tentait de se montrer le bout du nez. Faire attention cependant de commencer par de petites doses afin de connaître à quel moment il fait le plus effet sur notre corps.

4 – La sophrologie

C’est une technique qui me permet de trouver un équilibre entre mes émotions, mes pensées et mes comportements. J’utilise énormément la respiration profonde et consciente comme technique afin de me calmer lorsque je sens que la colère monte en moi ou lorsque j’ai des douleurs, qu’elles soient reliées à la colite ou à d’autres maux. Elle me permet aussi de m’endormir plus vite le soir quand mes pensées ne veulent pas me laisser tranquille.

 

Un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s