Plus mieux guérir : Un dévoilement qui m’aura fait réfléchir !

Le 26 octobre dernier, en début de soirée, avait lieu le dévoilement des résultats de la campagne Plus mieux guérir de la fondation CHU Sainte-Justine. C’est ta vie ayant reçu une invitation à titre de média, ce fut un grand plaisir pour moi d’y assister en tant que fondatrice de ce blogzine.

Lorsque je suis entrée à l’hôpital Ste-Justine, accompagnée de mon conjoint (aussi collaborateur à C’est ta vie) et que nous avons marché jusqu’à l’Atrium, lieu où se déroulait la soirée, nous nous sommes souvenus de ces quelques fois où nous y avons mis les pieds.

La première fois, c’était en 2008 pour un conseil génétique suite à l’autopsie, de notre bébé mort in utero, ayant révélé qu’il était atteint de la Triploïdie 69. Puis, comme j’étais à nouveau enceinte à ce moment-là, ils ont décidé de m’envoyer, quelques semaines plus tard, passer le test de dépistage prénatal, gratuitement, afin de vérifier si ce nouveau bébé était en parfaite santé, ou non… ELLE l’était, fort heureusement, à notre grande joie.

Quatre mois après la naissance de notre fille, nous sommes revenus à Sainte-Justine, mais cette fois-ci en empruntant le chemin de l’urgence. Notre fille avait une infection urinaire et en raison de son jeune âge, elle devait recevoir l’antibiotique par voie intraveineuse et non orale. Alors pendant quelques jours, chaque matin nous quittions notre demeure pour aller au centre de jour afin que notre trésor puisse recevoir sa dose. Puis, huit mois plus tard, nous sommes de nouveau revenus à l’urgence pour la même raison! Je vous rassure, ce fut la dernière fois.

20171026_175131Après s’être remémoré cette période de notre vie familiale; après avoir bu quelques gorgées de vin tout en consommant les petites bouchées proposées ici et là; après l’incontournable photo avec la mascotte enjouée; après avoir ajouté de la couleur (la verte, bien évidemment, couleur de notre logo) à la fresque prévue à cet effet; après avoir essayé les différents Plus mieux guérirbancs mis à notre disposition (non pas pour attester de la qualité du mobilier, mais pour me permettre de me reposer et tenter ainsi d’amadouer ma coloc indésirable, Fibromyalgie, à se tenir tranquille…), nous nous sommes finalement dirigés vers la petite scène pour écouter le discours de personnes importantes dans cette campagne d’envergure, dont Pierre Boivin (Président et Chef de la direction Claridge Inc.), Jacinthe Côté (Administratrice de sociétés), Dr Fabrice Brunet et Maud Cohen (Présidente et directrice générale de la Fondation CHU Sainte-Justine).

Quelques informations à propos de Plus mieux guérir

Campagne majeure de financement qui aura duré cinq ans. Le lancement avait eu lieu le 12 décembre 2012.

Cette campagne fait suite à la précédente : Grandir en santé (2012 à 2016) dont les fonds amassés, 125 millions, ont servi à moderniser l’hôpital Sainte-Justine et d’ajouter deux nouveaux bâtiments, soit celui des unités spécialisées et le Centre de recherche.

« L’objectif principal était de donner aux mères et aux enfants du Québec un avenir en santé parmi les meilleurs au monde »

« Guérir toujours plus d’enfants au Québec, et toujours mieux. »

Pierre Boivin : « Viser l’excellence des traitements, c’est aller au-delà de la guérison afin qu’ils laissent le moins de séquelles possible. »

Mentionné lors du discours : La fondation Charles Bruneau a fait un don historique pour Sainte-Justine de 22 millions pour la recherche en oncologie pédiatrique.

Dr Fabrice Brunet : « Les dons sont un effet de levier puissant, ils jouent un rôle de catalyseur. Grâce à ceux-ci, le CHU Sainte-Justine, lieu d’interdisciplinarité et de rencontres, jouit d’un rayonnement de plus en plus fort. Notre institution est plus que jamais l’endroit où se trouvent les plus importantes concentrations d’experts, de technologies, de patients et de technologie, de patients et d’étudiants au Québec, pour former la masse critique nécessaire aux révolutions médicales. La campagne Plus mieux guérir a propulsé Sainte-Justine vers de nouveaux sommets.»

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L’objectif de départ, qu’ils qualifiaient d’ambitieux, était d’amasser 150 millions. Non seulement ils ont réussi à l’atteindre, mais ils l’ont largement dépassé, en récoltant un montant de… 255 000 000 $$$

L’assemblée a fortement applaudi le dévoilement de ce faramineux montant qui permettra « de donner aux familles du Québec les soins d’excellence qu’ils méritent.», tout comme le souhaitait les instigateurs de ce beau projet de société.

Plusieurs heures après, le lendemain matin pour être exact, j’ai rédigé ce texte et j’ai longuement réfléchi. Probablement trop, j’en conviens…

C’était la première fois que j’assistais à un événement « philanthropique ». Jusqu’à tout dernièrement, je n’avais aucune idée de ce que c’était la « philanthropie », mais ça résonnait en moi comme quelque chose étant réservé aux gens de la haute sphère de la société… Cette image, je l’avais probablement en raison du fait que logiquement, les personnes qui participent aux événements caritatifs sont généralement celles étant en mesure de donner de grosses sommes d’argent sans avoir à se priver par la suite dans leur vie au quotidien.

Par contre, on peut être philanthrope, peu importe notre classe sociale et les chiffres indiqués dans notre compte bancaire.

Selon le site Larousse.fr, le mot philanthrope signifie :

« Qui s’occupe d’améliorer la condition matérielle et morale des hommes. Qui agit de façon désintéressée. »

Selon Wikipédia, la philanthropie, c’est : « la philosophie ou doctrine de vie qui met l’humanité au premier plan de ses priorités. Un philanthrope cherche à améliorer le sort de ses semblables par de multiples moyens. »

On a tendance à oublier que pour aider nos semblables, l’argent n’est pas le seul moyen qui peut être utilisé. Certes, il est essentiel et permet de se procurer tout le nécessaire sur le plan matériel, mais au final, ça reste que des séries de chiffres soumis aux additions, soustractions, divisions, et multiplications; des tonnes de billets en papiers se promenant de mains en mains, d’une entreprise à l’autre. S’il n’y avait qu’argent, il manquerait une chose essentielle au bien-être et à la santé de chacun d’entre nous, malade ou pas : le contact humain, chaleureux, respectueux et empreint d’une belle empathie.

Alors, ne négligeons pas les autres moyens, qu’ils soient petits ou grands, pour contribuer à l’amélioration de la vie d’autrui.

J’ai réalisé en écrivant ces lignes que j’étais philanthrope, moi aussi; à ma façon, avec la création de ce site et en rassemblant à mes côtés divers collaborateurs désirant eux aussi aider les autres de par leurs écrits, entre autres.

Par contre, comme mentionné plus haut, l’argent est essentiel, alors continuons de donner de l’argent, comme on sait si bien le faire occasionnellement, en fonction de nos moyens, à divers organismes et fondations. En n’oubliant pas, par contre, qu’au quotidien on peut aussi contribuer à améliorer la vie, du moins la journée, d’une personne croisant notre route.

 

 

*** Toutes les citations de ce texte proviennent du communiqué de presse remis aux médias lors de l’événement. ***

 

 

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