La luminothérapie : Explications et conseils d’utilisation

Voilà maintenant quelques semaines que j’opère une nouvelle routine lors de mon petit déjeuner. Accompagnant mes toasts et mon café devant ma série télé préférée, j’ai intégré à quelques centimètres de moi un petit objet blanc et lumineux : ma lampe de luminothérapie!

Non, je ne me fais pas bronzer pendant 30 minutes par jour pour avoir un teint de rêve pendant l’hiver. La lampe de luminothérapie ne contient pas d’UV et il ne faut surtout pas qu’elle en contienne! Je traite un mal plus profond à l’intérieur de mon corps : le blues hivernal. Chez certaines personnes, on parle même de dépression saisonnière.

En effet, dans les dernières semaines de mon premier hiver au Québec, j’ai ressenti différents symptômes : crise de boulimie, appétit anormalement grand pour le pain, les pâtes, les pommes de terre, et bien sûr, pour le sucre aussi… du sucre et encore du sucre!!!

Efficace dès l’automne, il est recommandé d’allumer sa lampe TOUS LES JOURS jusqu’à l’arrivée du printemps.

Mais que se passe-t-il exactement dans notre corps lorsque la lumière du jour devient moins intense ?

La lumière joue un rôle dans la régulation de notre horloge interne (éveil-sommeil,sun-34983_1280 variation de la température corporelle et des taux d’hormone, repas, etc.). La lumière permet de conserver le bon rythme dans la journée.

 

Lorsque la lumière pénètre dans notre organisme par nos yeux, elle est transformée en signaux électriques qui agissent sur nos neurotransmetteurs : la sérotonine, aussi appelée hormone du bonheur. Cette hormone est responsable de la régularisation de l’humeur et gouverne la production de mélatonine, responsable des cycles du sommeil.

En fonction des signaux envoyés à l’horloge interne, l’organisme sécrète de la mélatonine, l’hormone du sommeil. C’est pourquoi, lorsque la luminosité du soleil faiblit à l’arrivée de l’hiver, le corps peut ne pas percevoir le levée du jour et ainsi continuer à sécréter de la mélatonine, responsable des coups de fatigue dans la journée.

La boucle est bouclée : la dérégulation de la sérotonine, donc aussi de la mélatonine, nous rend fatigué, irritable et mou, voire dépressif. En exposant nos yeux à une lumière artificielle imitant celle d’une belle journée d’été (luminosité naturelle), les hormones de l’humeur et du sommeil se régulent. On se sent alors moins fatigué et de meilleure humeur !

Comment bien choisir sa lampe de luminothérapie ?

Veiller à respecter ces 3 principes :

 

  • La lampe doit être sans UV
  • La lumière doit être à large spectre
  • L’exposition optimum doit être de 10 000 lux (le lux est l’unité de mesure de l’éclairement lumineux).
Luminothérapie
Crédit photo : Karine Cyr Blogueuse

Comment utiliser sa lampe de luminothérapie ?

Selon un consensus médical, il vaut mieux faire sa séance le matin que le soir.

Durée : 30 minutes par jour

La lampe doit être placée à 6 pouces (15 cm) de vous. Il convient de vous asseoir à proximité de la lampe, les yeux ouverts. La lampe est placée en diagonale de votre visage.

Je vous conseille de commencer avec une intensité plus faible sur les premiers jours avant de l’augmenter, car chez certaines personnes, des effets indésirables peuvent se produire comme un mal de tête.

Chez les enfants et adolescents, il est recommandé de réduire les séances à 15 ou 20 minutes.

La lampe de luminothérapie est-elle efficace ?

La plupart des personnes ressentent les bienfaits au terme d’une semaine. Cependant, 1 mois de séance journalière permet de sentir des changements biologiques mesurables. 2 personnes sur 3 vont être réceptives à la luminothérapie. Selon des études, entre 50 et 80% des symptômes seront réduits, résultats comparables aux antidépresseurs!

La luminothérapie, les contre-indications

Si vous avez un problème oculaire ou si vous éprouvez une gêne pendant les premières séances, arrêtez le traitement et consultez votre médecin et/ou votre optométriste. Certaines personnes peuvent être sensibles à l’éclairage et certains médicaments peuvent créer une sensibilité à la lumière (les antidépresseurs par exemple).

Ma conclusion jusqu’à maintenant…

Après quelques semaines d’utilisation, je ressens déjà moins de fatigue et plus d’énergie. J’ai hâte de passer ce premier hiver en compagnie de mon nouvel allié afin d’être en mesure d’évaluer véritablement, sur une plus longue période, son degré d’efficacité sur ma personne!

Utilises-tu une lampe de luminothérapie

Ou encore,

Envisages-tu de t’en procurer une prochainement ? 

 

 

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